Alligators de la place de la Nation, par Georges Gardet, Paris, décembre 1941, Photographe Pierre Jahan
©Pierre Jahan/Roger-Viollet
Photographe humaniste dans la lignée d’un Doisneau ou d’un Ronis, Pierre Jahan (1909-2003) n’a guère bénéficié de son vivant de la curiosité des éditeurs, à l’exception notable d’un ouvrage paru une première fois en 1946 en livre rare : La Mort et les Statues, qui avait déjà bénéficié, une trentaine d’années plus tard, d’une réédition destinée à un public plus large.
Alors que le régime de Vichy apporte son obole à la construction du « Grand Reich » en condamnant à la fonte nombre de statues en bronze parisiennes – symboles à ses yeux de la « République Décadente » -, Pierre Jahan réussit à s’introduire dans l’atelier de démolition et y photographie ces rebuts de l’art, qui acquirent rétrospectivement une valeur patrimoniale et poétique. Jean Cocteau, séduit sans doute par leur côté surréaliste, avait beaucoup fait pour leur publication.
La réédition d’aujourd’hui n’est pas une simple réplique de l’ouvrage original. Outre qu’elle rétablit chacune des photographies dans son intégralité, sans recadrage, elle ajoute en complément l’ensemble du reportage, clandestin, effectué en décembre 1941. Cette troisième édition est, du coup, la première qui prenne en compte la démarche du photographe au moins autant que celle du poète, sinon plus.
Editions de l’Amateur
préface de Pascal Ory
En savoir plus :
L’acquisition du livre permet au lecteur d’accéder au site www.lamortetlesstatues.fr lui proposant le visionnage d’un documentaire sur l’ouvrage, le téléchargement des photos pour cadres électroniques, le feuilletage du livre en ligne et l’achat de tirages exclusifs des photographies.
Mise en vente le 5 novembre 2008.
22 x 24 cm - 88 pages – 25€
Retrouvez La Mort et les Statues sur Paris en Images, dans la rubrique « Histoires d’Images / Histoire d’une Collection »